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PUBALGIE

La pubalgie est une technopathie sportive avec atteinte de la symphyse pubienne qui est une articulation pratiquement immobile en avant du bassin en regard de la vessie.

Définition

« Syndrome pubien inguinal, du sportif, d’origine le plus souvent microtraumatique et en rapport avec une souffrance du canal inguinal. » J.-B. Courroy

La pubalgie est un syndrome douloureux se situant au niveau du pubis, pouvant englober plusieurs pathologies qui sont :

  • la tendinite d’insertion des adducteurs
  • la maladie d’insertion des grands droits
  • l’ostéoarthropathie pubienne microtraumatique
  • la pathologie du canal inguinal

Les tableaux cliniques peuvent se chevaucher. La véritable pubalgie est à la fois une combinaison d’un problème inguinal, d’une maladie des adducteurs et d’une ostéoarthropathie pubienne provoquée par la pratique du football dans le cadre d’une véritable technopathie.

Le geste du footballeur

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Chez tout sportif, toute plainte peut nous amener vers un diagnostic erroné de pubalgie. Il s’agit :

  • d’accident aigu musculo-tendineux des adducteurs
  • de pathologie de hanche
  • de fracture de fatigue
  • de dérangement intervertébral
  • arrachement épiphysaire chez l’enfant et l’adolescent
  • pathologie rhumatismale inflammatoire chronique type spondylarthrite ankylosante
  • pathologie inflammatoire aiguë
  • pathologie neurologique
  • pathologie inflammatoire avec adénopathie

LE TRAITEMENT

On se rappelle qu’il s’agit d’une technopathie liée à la pratique du football, de temps à autre d’autres sports ou de gestes professionnels peuvent être mis en cause.

Le repos

Il est complet en terme de pratique du football, d’une durée minimum de 3 à 4 mois (Sans repos, point de salut).

Les autres traitements

Ils dépendront des signes fonctionnels : antalgiques, décontracturants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, kinésithérapie, mésothérapie, infiltrations, techniques de manipulation vertébrale, etc.

La rééducation

Elle est effectuée en complément du repos, c’est la prise en charge indispensable. Elle doit permettre non seulement grâce à l’électrophysiothérapie une cessation des douleurs, mais également prendre en compte une reprogrammation de la paroi abdomino-pelvienne. Il s’agit essentiellement de travailler en harmonie l’ensemble de la sangle abdominale, selon le protocole :

  • renforcement des obliques, transverses et abdominaux
  • verrouillage lombaire actif
  • travail des adducteurs et des psoas
La reprogrammation à l’effort

En complément de la rééducation qui est de deux à trois mois, le footballeur devra progressivement reprendre le sport exclusivement dans l’axe, en dehors de tout jeu avec ballon selon le schéma suivant :

  • 3ème semaine : piscine, vélo, marche
  • 5ème semaine : petite course en ligne sans accélération
  • 8ème semaine : retour sur le stade

La reprise du football n’interviendra que si le résultat est satisfaisant avec une réadaptation progressive à l’effort et une récupération de la condition physique, et seulement par la suite le sport avec ballon, conduite de balle et véritable jeu du football. La reprise progressive adaptée et bien conduite évitera la récidive.

LE TRAITEMENT CHIRURGICAL

De nombreuses méthodes ont été proposées mais c’est le Docteur NESOVIC qui, dès les années 80, a proposé une intervention ayant comme base de rééquilibrer ou de stabiliser la symphyse pubienne. Cette prise en charge chirurgicale n’interviendra que s’il y a eu échec à un traitement médical et kinésithérapique bien conduit.

LA RÉÉDUCATION POST CHIRURGICALE

Capitale pour obtenir un résultat parfait et une reprise du football post chirurgicale. On utilisera des techniques à visée antalgique au début, puis des techniques de rééquilibrage et de renforcement musculaire. Enfin une réhabilitation à l’effort terminera le programme.

PRÉVENTION

La survenue de pubalgie est due d’une part aux gestes techniques de la pratique du football, à une charge de travail importante, s’accompagnant d’ailleurs d’une spécialisation précoce.

  • L’hyperlordose, la raideur rachidienne et musculaire favorise les tractions et par là même des microtraumatismes au niveau du bassin et de la symphyse pubienne.
  • La prévention passera sur le dépistage des facteurs de risques : mauvais geste technique, mauvaise statique rachidienne, raideur par déficit d’étirements.
  • Par ailleurs, comme il s’agit d’une pathologie du carrefour pubien, un renforcement constant statique et dynamique des obliques et des grands droits sera conseillé.
  • Enfin, puisqu’un déficit de condition physique amène à une surcharge de travail, on conseillera un entraînement physique généralisé pour amener le sportif à posséder un niveau d’endurance supérieur à la moyenne. Les conseils d’hygiène de vie, d’étirements et d’hydratation seront également abordés.

 

Source:       http://www.irbms.com/